Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 16:43



« Bonjour Jean-Claude ,

 


ne vous formalisez pas de la forme de mon courrier, vous allez comprendre. Je vous ai choisi comme second correspondant pour mon dernier petit jeu. Il s'agit pour moi de faire des lettres s'intégrant dans une histoire plus globale. Comme je vous l'ai déjà dit, j'ai la fâcheuse tendance d'accumuler plus de contacts que je ne peux en gérer. Mes réponses peuvent donc se révéler épisodiques. De plus j'écris pour mon propre compte et il m'est difficile de tout faire. Et j'ai aussi un côté « tout ou rien ». Le « tout » demandant du temps et surtout de l'énergie dont je ne dispose pas toujours. J'ai un bébé aussi. Enfin toute une famille : Quatre enfants, dont les âges vont de 16 ans à trois mois. Et un compagnon... Et un « partenaire », virtuel pour l'instant. »

 


Léa est ainsi. Une accroc des contacts. Une mordue, non du virtuel, mais de ce que certains peuvent lui donner par ce biais. De l'écriture aussi. Mais parfois à tant donner, elle n'a plus de forces. Il lui faut alors prendre un peu de recul. Pour mieux revenir.

 


« Je vous ai choisi comme second correspondant car nos échanges promettent d'être intéressants. Et puis, c'est un beau score pour vous. Le premier étant mon dominant du moment. Et sachant que nous nous connaissons à peine. De plus je vous devais une réponse et n'avais pas encore eu l'énergie pour m'y consacrer. Alors que je sujet m'intéresse réellement. Un fantasme de ma part ? Non... Plutôt quelque chose que je vais réaliser. Je commence à prendre de l'assurance en tant que dominante. »

 


Mais donc, qui est Léa ? Une soumise ? Elle ne cesse de dire que non... Et est peut-être une des plus réelles qui soient. Une dominante ? Elle ne s'était jamais imaginée dans ce rôle et semble le devenir de plus en plus. Mais tout ce qui l'intéresse là-dedans c'est le service. Ainsi donc, ces temps-ci, elle a trouvé un homme aux pieds de qui se jeter (et qui a décidé de la faire ramer)... et elle a rappelé un ancien contact pour lui demander s'il désirait venir faire son ménage. Il semble que ce dernier y soit prêt... La suite devrait venir étoffer ses histoires.

 


« Je vous remercie pour ce début de réponse que vous avez fourni à mes questions. Vous vous êtes arrêté là pour ne pas m'imposer un texte trop long à lire. Ça va, la lecture j'aime ça... C'est pour répondre que c'est un peu plus compliqué. Mais je soupçonne là un stratagème pour maintenir mon intérêt. Je ne vais pas vous en vouloir pour ça. Nous sommes tous de fins renards. Et c'est ce qui fait tout l'intérêt. »

 


Cependant qu'elle écrit son mail Léa traine sur son tchat favori. Elle n'y répond à personne, pas le temps. Et les messages s'empilent. La tchatteuse ne pourra jamais fournir de réponse à tout le monde. Ou alors, elle s'y consacrera un matin ; tôt, tandis qu'il n'y a encore personne de connecté, ou presque. Mais pourquoi est-elle en ligne alors ?... Eh bien, elle court après Monsieur. Et celui-ci ne se gène pas pour en profiter. Mais c'est le jeu. C'était clair depuis le départ. En plus, elle y prend plaisir. Elle ne va pas se plaindre. Avoir la chance de pouvoir courir après un homme sans que ce soit ridicule. Si cela continue, Léa pourra le remercier pour ça. Un comble. Il se paye sa tête et elle prend son pied. Mais maintenant la situation est claire, il le fait exprès. Pour la faire ramper. Le savoir est presque dommage. Comment aller le supplier réellement en sachant qu'il n'attend que ça ?


En se disant qu'en fait il est demandeur aussi, mais ne le montre pas ? Il manque un petit quelque chose. Ses mots quand même... Allez Monsieur, s'il-Vous-plait... Ah non, c'est par là qu'il faut que j'aille me répandre. Ce sera plus efficace. ^^

 


« Vous voyez, je suis à la fois Léa -le personnage-, la narratrice de ce texte et votre interlocutrice. Vous savez que ceci vous est réellement adressé, mais mes lecteurs, eux, se demandent. Histoire ou courrier ? Vous êtes le second. J'en ajouterai quelques autres. Ainsi se dessinera au fur et à mesure le paysage. Mon univers. Et des êtres fantasmatiques. Réels ou irréels. Virtuels parfois. Existants dans la réalité, toujours. Ou non. Si tout ceci est pure invention. »

 


Et Léa parle. Se montre, se découvre, partage... Mais elle s'est éloignée du sujet initial.

 


« Ah oui, j'ai failli oublier : vous avez donc trouvé deux femmes de ménages. Véro et Marie. Racontez-moi encore. J'aime. Un texte trop long ? Oh si, imposez-moi ce supplice si vous le voulez bien. Je ne demande que ça. En retour je me livrerai encore à vous... Et ferai avancer encore mon histoire au passage. »

 


C'est de cette façon que Léa termine son courrier ce jour. Avec la sensation de ne pas avoir très bien réussi son oeuvre cette fois. Elle se demande ce que vaut son travail. Si c'est crédible ou non. Les lecteurs y croiront-ils ? Est-ce que Jean Claude appréciera ? Sur ce dernier point au moins elle pense ne s'être pas trop mal débrouillée.

 


« A mon tour je m'arrête là. Je vous souhaite une bonne journée. Je vous embrasse. »

 


Reine.


Par XXX - Publié dans : correspondance entre adultes - Communauté : Réalités
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 10:31



 

 

 

« Bonjour Monsieur,

 

exercice délicat ce matin. Vous écrire tout en tentant d'occulter le fait que je vais vous donner ce texte à lire. Faire en même temps un travail d'écriture personnel, pour mon propre compte. Un texte qui finira sur l'un de mes blogs-test. Un de ces lieux où je mets mes travaux dans une optique plus générale, celle de faire des livres. »

 

C'est ainsi que Léa démarrait son courrier ce jour-là. Un peu amusée, tout de même. Etrange idée qui l'avait encore traversé. Elle imaginait l'effet curieux que cela devrait faire au réceptionnaire. Drôle de lettre. Amusant exercice. Et les lecteurs, qu'en penseraient-ils ?

 

Elle reprend :

 

« A votre avis, croiront-ils vraiment que je vais Vous envoyer ça ? Ou bien penseront-ils plutôt à un subterfuge d'écriture ? Le doute sera là, patent. Mais Vous et moi savons... »

 

Et pourquoi écrire cette histoire ? Par jeu ? Peut-être. Léa est joueuse, ingénieuse. Mais je crois surtout qu'elle a trouvé là le moyen de contourner une difficulté. En effet, il est difficile parfois de se dévoiler. Et la jeune femme a la vague impression que son partenaire n'a pas l'intention de lui faciliter la tache. Il sait ce qu'il veut et il est inutile de tenter de tergiverser avec lui, cela ne prend pas. Léa ne fait pas semblant pourtant. Il lui reste deux solutions : ou elle l'accepte tel qu'il est (et se force un peu) ou elle s'en va jouer ailleurs.

 

Finalement il semble que la situation ne lui déplaise pas ; l'homme a du tempérament et ne s'en laisse pas conter. Une des premières choses qu'il lui a dit : « Je vous veux rampante et suppliante. » Ben voyons, il s'emmerde pas lui ! Enfin, au moins il assume. Probablement le genre à se contreficher de ce qu'on peut dire et penser à son propos. Quand à Léa, elle aime ça et la petite phrase lui est bien restée dans le crâne. Si elle doit ricaner, c'est d'elle-même, vu que c'est décidément le genre de choses qui la trouble...

 

Mais tout de même : « Rampante et suppliante... » ? Et pourquoi ferait-elle ça ? Pour ses beaux yeux ?... Hmmm, c'est une idée qui se défend. Un autre agissant de la sorte, avec une telle économie de moyens, ne l'aurait probablement pas revu. Mais ce n'est pas un autre. C'est Lui. Et finalement même si ce n'est pas ce qu'elle cherchait au départ, il semblerait qu'elle y trouve son compte. Et puis, au moins, elle ne se fait pas d'illusions. Ce qui n'est peut-être pas plus mal et convient plutôt bien au contexte.

 

« A plat ventre ou rien ? » Décidément, vous en avez beaucoup des comme ça ? Si seulement c'était si simple, cela se saurait n'est-ce pas ? Mais j'ai pensé à vous. Je pense beaucoup à vous. Et j'y prend un certain plaisir. Voire un plaisir certain. Qu'ai-je donc été imaginer ? Là, cela se corse. Comment vous dire ça ? C'est délicat. Sourire. Mais si la partie m'intéresse, il faut bien que je vous donne quelque chose, afin que vous y trouviez aussi votre compte. Autrement pourquoi continueriez-vous ? Et me voici donc... Nous n'en sommes pas si loin. De quoi donc ? Je vous laisse deviner. ^^

 

A la question : « quel genre d'obéissance attendez-vous ? », je me suis pris en réponse : « Téléphonez-moi. ». J'aurais dû m'en douter. Je déteste ça et vous le savez en plus. Mais à nos échanges pour l'instant quasiment uniquement « épistolaires », c'était là une réponse ancrée dans les faits. Je vous signale au passage que je ne suis toujours pas comédienne. Ah, il ne s'agit pas de jouer un rôle mais juste de faire ce que Vous dites ? Heu, oui, c'est une façon de voir...

 

M'enfin je maintiens que « Enculez-moi Monsieur » est plus facile à écrire qu'à dire. Je viens de le faire d'ailleurs. Encore que ce ne soit pas trop dangereux au téléphone.

 

Reste que dans le réel, s'il devait advenir, je pourrais difficilement vous échapper. Que ce soit dans les mots ou les actes. A ce moment là je dirai et ferai ce que vous voudrez. Et si je tentais de me défiler, vous saurez me convaincre... avec mon consentement, en plus.

 

Mais dans quoi est-ce que Léa s'embarque ? A quel genre de mec a t-elle affaire ? Un ne s'embarrassant pas de principes, apparemment. Cela étant elle ne s'est pas enfuie. Même mieux, elle a dit souhaiter lui appartenir. A quoi il a répondu de savoir qu'il en abuserait. Qu'est-ce que cela signifie exactement ? Lui a t-elle posé la question ? Comme de toutes façons il répond quand ça lui chante...

 

« Il faudra tout de même bien que vous me disiez de quoi vous parliez. Vous ne ferez que ce que vous voudrez bien et au moment qui vous conviendra ? Oui, ben ça, j'avais deviné, merci. Cela étant si sa seigneurie voulait bien se fendre d'une petite explication, j'apprécierais... Ne serait-ce que pour me donner matière à vous satisfaire (voilà un argument imparable, vous ne trouvez pas ?- Oui, oui, je sais. Vous ne voyez, n'entendez et ne prenez acte que de ce qui vous convient- Je maintiens tout de même que vous avez là une occasion de m'aider à vous en donner plus.- Oui, oui, oui et oui, bien sûr, vous savez ce que vous avez à faire -et surtout ce que vous consentez- Je n'en doute pas.)

 

Léa sourit. Elle tient là auprès d'elle un de ces rares personnages capables de stimuler son imagination et son désir. Et cela en restant Lui, intégralement. Le moine est toujours resté lui-même, mais il donnait tant. L'Ange n'avait qu'à Etre, ses qualités étaient immenses. Mais là, pourquoi ? Le tempérament ? Evidemment, c'est la raison première. Et une constante chez les trois. Seulement cela n'explique pas tout. Le physique ? Bien sûr, ça aide. Cependant, en soi, cela ne suffirait pas.

J'en reviens donc au tempérament, à la nature, au charisme. C'est bien cela que Léa recherche. Aussi curieux que cela puisse être, cela lui permet de se sentir bien et d'être plus créative.

Mais quoi d' autre dans ce cas ? Le respect ? Je crois que c'est une notion à redéfinir. Rien de choquant en tous cas jusque là. Le respect, peut-être... Celui qui laisse une certaine liberté de ton et d'action. D'expression. Puisque nul jugement n'est prononcé. En même temps, vu le peu de paroles, y'a pas trop de risques pour l'instant.

 

« J'imagine sans vous connaître le genre de personne que vous êtes. A vous moquer du jugement des autres et avoir autre chose à faire que de perdre votre temps à en porter un sur autrui. Je n'en sais strictement rien en fait, mais jusqu'à présent, rien qui puisse brimer mon expression. C'est peut-être ça le truc, finalement. Un certain tempérament allié au non-jugement. Je peux retrouver cela chez vous trois. Même si les relations sont très différentes. Mais l'on ne reproduit jamais, c'est impossible. Le non-jugement serait-il une forme de respect ? Le respect lui-même étant une notion toute relative. Le moine m'a fait quelques très beaux sales coups. Je ne l'en aimais pas moins. Et ne me suis pas privée de mon côté. Les chocs en retour se faisant parfois discrets. Un peu à la Brassens : « Une jolie vache déguisée en fleur. ». Il n'en étaient pas moins piquants pour autant. »

 

Léa spécule. Si l'on peut une connaître une personne par ce qu'elle dit ou fait, il doit être faisable de se baser aussi sur les non-dits et non-actes. Au risque de se tromper. Mais au moins elle s'avance. Il lui reste à espérer qu'elle ne se trompe pas. Auquel cas son histoire pourrait trouver le mot « fin » un peu plus vite que prévu. Mais seul le présent compte. C'est à cet instant que les choses se font ou se défont.

 

Mais, mais, mais, la jeune femme écrit, écrit, écrit... et s'est débrouillée pour éviter le sujet sensible. Ah le beau mail que voici, Monsieur ne pourra pas dire que sa prétendante s'est fichu de lui. Pas sûr... elle a tout mis, sauf ce qu'il attendait. L'a t-elle fait exprès ? Non, bien sûr. L'exercice lui reste décidément difficile. Elle fait encore un détour en passant, par goût de la provocation :

 

« Au fait, c'était quoi déjà la question ? -(Je ne peux même pas aller vérifier, mon modem m'a lâché. Explication de mon absence et donc de mes « promesses non tenues » glissée subrepticement ici) Ce que mon cul dirait ? Réponse : qu'il n'est pas prêt ! Peu vous importe ?... Il me semble que j'ai oublié de Vous demander ce que Vous diriez si, tout à fait par hasard, ma main droite venait saluer un peu brusquement votre joue gauche... »

 

Qu'est-ce donc que ce texte ? Une histoire, un courrier, les deux ? Je sais que certains de mes lecteurs aiment cela. Il est possible que cela satisfasse leur côté voyeur. Cela signifierait alors que je suis exhibitionniste. Mais n'est-ce pas le propre de tous les auteurs ? Ou simplement de chacun de nous ? Ah non, car dans ce cas le partenaire n' a rien de cela, vu comment il est difficile d'obtenir qu'il s'expose. A moins qu'il ne l'ait fait, autrement ? Est-il seulement possible de se cacher si l'on considère que ce que l'on ne dévoile pas démontre aussi ce que nous sommes ?

 

« J'en reviens à mes lecteurs. Parfois il aiment s'imaginer que mes mots leur sont directement adressés. Mais là, rendez-vous compte, c'est réellement Vous qu'ils concernent. Et si vous le souhaitez ce ne sera pas qu'une histoire de lettres...

 

A plat ventre ou rien ? Ah oui, c'est vrai, j'ai failli oublier. Qu'ai-je donc été imaginer ?... C'est curieux comme tout à coup je me trouve face au syndrome de la page blanche. Je fais des tours et des détours pour ne pas m'allonger. Je ne sais plus, j'ai oublié, les mots me fuient... Cela me fait donc si peur que cela ?

 

Mais moi, la narratrice, je sais. Un peu au moins. Léa a situé la scène dans un hôtel. Les détails lui échappent. Peut-être est-ce dû au fait qu'elle ignore ce que son partenaire a en tête. Mais c'est fait exprès, pour qu'elle se montre. Pourquoi les dominants font-ils toujours ça ? Ne serait-il pas plus simple qu'ils prennent la direction des opérations et qu'il ne reste qu'à suivre ? Visiblement non. Cela étant ils offrent à celles qu'ils accompagnent la possibilité de s'ouvrir, de se découvrir, de s'accepter. Et puis la difficulté fait partie du jeu et procure du plaisir. De part et d'autre, certainement.

 

Et voici que Moi, narratrice, je digresse autant que Léa.

 

Elle a posé la scène dans un hôtel, disais-je. Il lui manque les détails... (un peu de courage que diable ! Décidément tous les prétextes sont bons.)

 

  • La suite !

  • ça vient, ça vient. J'arrive. Sans les détails, alors, puisqu'ils n'y sont pas. Il manque des morceaux du puzzle. Pas grave, ceux qui restent permettent de se faire une idée.

  • Allez, bon sang !

 

Oui, oui, oui, deux secondes je vais y arriver. (En réel, ça risquerait de chauffer. Ce n'est pas de la mauvaise volonté pourtant). Donc une chambre. Lui, Monsieur. Elle, Léa. Et puis... (pas grave les morceaux manquants, allez). Alors, dans le désordre :

 

A t-Il finalement pris la main de la demoiselle au visage ? A t-elle osé ? Quoi qu'il en soit, ordre de lui ôter son ceinturon. Exécution plus ou moins rapide. Aggravation plus ou moins nette de la situation selon les cas. A moins qu' Il ne l'enlève lui-même. Que préfère t-elle ? Probablement qu'il s'en charge face à son regard, le geste est flippant à voir. Mais devoir l'enlever en sachant à quoi cela va servir pourrait s'avérer très troublant. D'autant qu'il est vraisemblable que Léa « résisterait » pour le faire. Avec des « non, s'il vous plait », mots qu'elle prononcera dans tous les cas de toutes façons. Peut-être qu'une fellation spontanée interviendrait à ce moment. Pour tenter d'éviter la correction.

 

Comment en arrive t-il à lui lier les mains ? Où ça ? Aux montants du lit, peut-être ? Tandis qu'elle est au sol. Pourquoi ? Parce qu'elle ne se laisse pas faire ? Rester tranquille pendant que ça tombe ? Pas son genre. Compter ? Encore moins... S'il a ça en tête, ils ne sont pas au bout, parce qu'elle ne tiendra pas le choc. Et en sera probablement incapable de toute façons.

 

La suite est plus délicate encore. Manque des morceaux, toujours. Heureusement que ce n'est que du scénario. Léa n'a pas l'air con, si Monsieur la prend au sérieux. - et voici comment avoir l'art de se montrer tout en essayant de rester couverte.-

 

  • La suite !

  • Oh, ça va, doucement. Ça arrive !

  • Maintenant !

 

Oui, oui, oui, oui, oui... Heu... Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Je n'en sais rien. Simplement arrive un moment où il s'en va chercher quelqu'un. Revient peu après avec un autre homme. Si Léa a de la chance, elle aura au moins les yeux bandés. Aucune envie de voir la personne en question. Le seul qui compte c'est celui qu'elle a choisi pour partenaire. Et qui peut se permettre ce qu'elle n'autoriserait à personne d'autre.

 

Mais dans ce cas précis, le problème n'est pas là. L'inconnu veut être sûr que la fille est consentante. Et si Léa souhaite faire ce que son dominant attend d'elle, là c'est un peu fort. Ce dernier lui conseille à l'oreille de se montrer convaincante... Rien du tout ! Pas question !

 

A la place, elle se jette plutôt à ses pieds en lui demandant de lui épargner ça. Après, elle peut toujours tenter d'expliquer au second qui a tout vu qu'en fait elle est d'accord mais ne veut pas avoir à le dire. Il risque d'avoir du mal à y croire. Surtout si de fait Monsieur a dit un truc du genre : « Débrouille toi pour qu'il marche. » Pour le coup c'est loupé et l'inconnu ne veut rien avoir à faire là-dedans. Il s'en va.

 

Que se passe t-il alors ? Monsieur peut profiter de la situation encore un peu. Il n'est pas satisfait puisque n'ayant pas obtenu ce qu'Il voulait. Rampante et suppliante ? C'est le moment ou jamais. Comment se faire pardonner ? A genoux et en se répandant en excuses ? Il risque de ne pas trouver cela suffisant. Il peut sortir de la pièce et pousser un peu plus. La mener à réitérer dans le couloir. A plat ventre ou rien ? Pourquoi pas ? En vrai, c'est injouable ça. Si ? Heu... ouais, à voir.

 

Quoi qu'il en soit si la scène devait se produire un jour, que Léa y parvienne ou non, s'il est un minimum réglo il ne la laissera pas sur un final aussi dur. Surtout en sachant qu'elle est de bonne volonté. S'il le faisait, la jeune femme ne lui pardonnerait probablement pas. A moins qu'il ne cherche à se débarrasser d'elle. Ce qui serait une façon assez lâche et minable de s'y prendre. En tentant de lui faire avaler que c'est de sa faute à elle.

 

Donc dans tous les cas, retour dans la chambre et une réconciliation finale. Toujours terminer sur une note positive. Ou au moins, pas de couperet définitif. Surtout pas pour une simple incapacité. Ni même pour une faute. Autrement c'est trop dur. Et le but du jeu reste de se faire plaisir. Pour les deux. L'important n'est-il pas qu'il y ait progression ?

 

Et voilà, je crois que je suis au bout. Heureusement que je suis là, Moi, la narratrice. Car s'il fallait écouter Léa nous en serions encore à ses bégaiements.

 

« Mais qu'est-ce qu'elle raconte ? Ne l'écoutez pas Monsieur. Vous savez bien qu'elle et moi ne faisons qu'une. Et que nous sommes toutes à Vous si vous le voulez. Ceci n'est qu'un début. Espérant avoir pu vous plaire et vous satisfaire... Egalement avoir engrangé quelques points d'avance pour que vous en teniez compte les fois où les performances ne seront pas à votre goût. »

 

Amis lecteurs, sachez que la suite de cette histoire est entre Ses mains. S'il existe.

 

« Monsieur, je vous souhaite une bonne journée. A très bientôt. »

 

 

Reine.

 

 

 

Par XXX - Publié dans : correspondance entre adultes - Communauté : Réalités
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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 20:05


 

 

Est arrivé ce jour... Suffisamment de temps qu'elle et Lui se connaissent. Et puis cette idée, venue de Lucy. C'était au tout début. Comment cette image était-elle parvenue dans son esprit ? Eh bien, à la faveur d'un scénario qui ne l'inspirait pas particulièrement. Etrange comme les idées s'enchainent parfois. Et comme elle peuvent finir par influencer la réalité des choses.


Et puis, elle lui avait raconté. Qu'en ferait-Il ? Elle l'ignorait. Ce qu'elle savait, par contre, c'est qu'elle avait confiance en ses réactions. Que probablement Il saurait ce qui convient et à quel moment.


Le temps a passé. La relation évolué. Lucy se sentait suffisamment en confiance pour oser pousser la provocation. Aller plus loin qu'en d'autres temps. Cela faisait déjà un moment que les « problèmes d'attirance » étaient réglés. Que leurs corps se connaissaient. Et Il avait appris à voir, entendre, comprendre si c'est le bon moment où pas. Il savait à présent jusqu'où Il pouvait pousser ou non. Juste en l'observant. Et ce qui aurait échappé à d'autres, Il était capable de le deviner.


Et donc ce lundi, Lucy l'a provoqué comme jamais. Pourquoi ? Que cherchait-elle ? Que risquait-elle ? En avait-elle seulement la moindre petite idée ? Quoi qu'il en soit, elle a poussé autant que possible.


L'a t-elle entrainé par là pour lui suggérer ?... Ils se sont retrouvés dans la salle-de-bain. Et cette histoire de punition dans la douche est resurgie. Elle n'avait aucune intention de se laisser faire. Juste pousser et pousser encore. Pour aller jusqu'où ?


Toujours est-il qu'elle a réussi à se retrouver liée à la barre. A cette poignée fixée à hauteur, celle qui permet de se retenir, au cas où l'on glisse. Attachée habillée là, et peu décidée à se calmer. Que peut-elle faire à présent à part cracher ses mots et envoyer quelques coups de pieds dans le vide ? Il va pourtant bien falloir qu'elle s'arrête. La fatigue et la situation auront raison d'elle.


En attendant, Lui, comment décide t-Il d'agir ? Il peut laisser courir et régler le problème par la suite. Il lui est aussi possible de « profiter de la situation » et peut-être même, en plus, mettre les points sur les i, un peu plus tard. Encore que cela ait un côté « double peine ». Mais après tout, pourquoi pas ? Un tel degré d'insubordination ne mérite t-il pas repentance ?


Sur le moment, en tous cas, Il lui demande de se taire et d'arrêter avant que ça ne tourne mal. De se mettre à genoux... - Quoi ? Et puis quoi encore ? Pas de « je ne joue pas ». Ni de « s'il vous plait », ni de « ce n'est pas le moment ». Pas de crainte empêchant de s'exprimer non plus. Juste une espèce de fureur provocatrice. Avec un regard étrange à la fois rieur, amusé et... Quoi d'autre ? Qu'exprime t-elle à ce moment ? Mais juste « Non, non et non, je ne le ferai pas. ». Rien à voir avec le fait qu'elle ne tienne pas plus de trente secondes sur ses genoux. En cas de besoin et/ou d'envie, elle pourrait probablement le faire... Après, la façon dont cela serait reçu ne lui appartient pas. Il est plus que probable qu'elle n'échapperait pas à une demande de réparation et l'accepterait. Avec plus ou moins de facilité.


Et le ton monte. Pas de violence mais une dureté inhabituelle. Lui ne plaisante plus et sa voix le dit clairement. Ses paroles aussi se durcissent. Préviennent encore, mais plus pour longtemps.


Seulement, elle continue. Non elle ne cédera rien. Arghhh, un jet de douche vient l'asperger. Ni prévu, ni voulu ça. Froide en plus. Elle déteste ça. Son visage noyé, elle a du mal à respirer. Se débat, crache : « Non, cela suffit ! ». Elle est trempée et gelée maintenant.


Sans plus de résistance, elle le laisse baisser son pantalon à ses chevilles. Et cherche en vain à éviter le bandeau qui vient lui cacher la vue. La voici aveuglée maintenant. Noir, attente, silence... L'oreille aux aguets. - Vous êtes là ? Rien. Pas un mot. C'est quoi la suite du programme ? Elle a froid.


Et puis ces liens sur ses poignets... une corde, plusieurs fois enroulée. Légèrement trop serrée. Bouger un peu les bras. Tenter de se dégager. Peine perdue. S'agiter plus. Finir par se laisser aller au sol. Réfléchir. Il doit être encore là. A l'observer. Elle l'aurait entendu partir autrement. Et puis, Il ne l'aurait pas laissé ainsi ?


Même si cela paraît long, elle le sait, cela ne fait que peu de temps : - Répondez-moi ! Vous m'avez entendu ? Je veux savoir si vous êtes là ! Enfoiré !... Aïe !...


Elle se relève à demi, empêchée d'aller plus haut par la barre qui la retient. Une main entrainant ses cheveux vers le haut. Lui plaquant le visage contre le mur. Puis Sa Voix, lui intimant l'ordre de rester ainsi et de n'en plus bouger.


Un coup tombe... Sa ceinture ?... Deux, trois. Toujours aussi incapable de résister à ça. Elle l'a cherché pourtant. - Non, je vous en prie. Arrêtez !... Mais Il continue.


Lucy se recroqueville au sol, autant que possible : - Debout ! - Non, s'il-Vous-plait, je ne peux pas !... Elle craque : « Cela suffit. Je vous en prie. Arrêtez !... Maître... »


Il cesse. Prend une serviette. L'essuie. Ote ses vêtements mouillés. L'essuie encore. La réchauffe... Et s'éloigne, déposant un drap de bain pour couvrir ses épaules nues. Elle reste là. Avec toujours son pantalon au bas des chevilles, entravant ses jambes. Impossible de réussir à l'ôter seule. Et encore ce fichu bandeau cachant sa vue. C'est agaçant au bout d'un moment. En plus, ça gène. Lucy aimerait pouvoir l'enlever, mais elle ne peut rien faire. Il est parti. Où ça ? Pour quoi faire ? Elle n'a plus qu'à rester là et attendre.


Et puis... une voix. Inconnue. Non. C'est quoi ce plan ? Ecouter, tenter de saisir les paroles parvenant d'au-delà de la porte. Ne pas parvenir à les comprendre. Et enfin... Sa Voix. On ne peut plus rassurante à cette seconde précise, même si...


Ils se rapprochent. Lucy les entend entrer. A ce moment, elle pourrait remercier d'avoir encore la vue cachée. L'autre ne compte pas. Il n'est rien. Ne surtout pas le voir. Rien d'autre qu'un élément de jeu apporté par Lui. Il ne va pas avoir le mauvais goût de lui demander son avis à cet instant précis ? Que pourrait-elle répondre d'autre qu'un « Non ! » rageur ?


Ils sont là. Tous deux. Tout proches. Elle peut les sentir au dessus d'elle. Lui et un autre. Insignifiant. Et la serviette s'envole dévoilant son corps.


  • Maintenant, debout ! Il la lève par le bras, dos contre le mur. Pourvu qu'Il laisse le bandeau. Surtout ne pas voir, l'autre.


Lucy redresse la tête. Tenter d'avoir l'air fière alors su'on voudrait disparaître. Essayer de se réassurer. Ses mots tombent : « Baisse la tête ! » Et merde. Pas le moment de jouer au con. Elle s'exécute. Ses boyaux se tordent.


Il ôte son pantalon de ses chevilles. Ecarte brusquement ses jambes avec le pied. Les deux hommes restent là, à discuter, l'observer, commenter... Inventer d'éventuelles suites.


Une main sur son entre-jambe. C'est qui ? Lui ? L'autre ? Glisse vers son intimité... Non !... Elle est trempée. Elle ne veut pas.


Baiser sur sa bouche. Dans son cou. Mains sur son torse. Son ventre. Ses fesses. A peine quelques instants. Cela s'arrête.


- Tourne-toi. Ce sont Ses mots. Ne même plus essayer de réfléchir. Le faire. Jambes écartées, encore...



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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 18:05

 

 

 

Ce soir c'est le grand moment... Je rencontre mon maître. Enfin, un substitut de lui. Un autre. Car depuis que mon seigneur est parti je ne parviens pas à combler l'immense vide qu'il m'a laissé.


Evidement, m'en allant à la rencontre de celui-ci, je sais que l'acabit n'est pas le même. Que le jeu est plus dangereux. Mais en même temps, je suis très attirée.


Il est déjà parvenu à un certain degré de pouvoir sur moi. Même virtuellement. Il me manquerait s'il partait. Je n'ai trouvé personne d'autre avec qui j'aime m'amuser de cette façon pour l'instant. Pourtant il veut trop pour moi. Beaucoup trop. Je le sais.


Cependant, je suis là.


Il m'a demandé de l'attendre dans la chambre. Je suis au milieu de la pièce, droite, immobile, dos à la porte. Je me sens un peu oppressée. Je sais que je l'ai maintes fois provoqué et qu'il déteste ça. Cette fois cela risque d'être plus compliqué...


J'entends la porte s'ouvrir. Il entre. Je ne bouge pas. Je ferme les yeux pour ne pas céder à l'affolement. Il est derrière moi. Je le sens. Ses mains attrapent mes poignets, me les mettent dans le dos... Et je sens des bracelets se refermer dessus. Il a serré un peu fort. J'ouvre d'un coup mes paupières toujours immobile. Expression effarée de mon visage.


Il tourne autour de moi. N'a pas encore prononcé un mot. Je le regarde ou pas ? Je n'ose. Mes yeux s'enfuient sur les côtés de la pièce. Mais qu'est-ce que je fais là ? Il est sûr de lui... Forcément, c'est facile à sa place. Je sens mon tempérament rebelle monter et ai la très nette impression qu'il vaut mieux que je me tienne tranquille. Mais je suis là parce que je l'ai voulu. J'aime cette ambivalence. Pourvu juste qu'il n'abuse pas de la situation.


Seulement, j'ai déjà une petite idée de son caractère. Je me doute bien que si je fais la maligne, je risque fort de le regretter.


D'un coup ses mots claquent : «Regarde-moi. » Mais mon regard fuit, je n'y parviens pas. Il me prend par les cheveux : « Je t'ai déjà demandé de faire ce que je te dis. Cette fois, tu ne te déroberas pas. Sais-tu que tu m'as bien énervé avant même notre rencontre ? » Mon estomac se noue. Ma respiration s'accélère. Je le regarde et il peut lire l'inquiétude dans mes yeux. Assurément il aime ça : « Baisse la tête maintenant. ». Une tape sur mon menton accompagne ces dernières paroles. Je m' éxécute. J'ai un peu peur. Pourquoi est-ce que le désir monte en moi ?


Reprenons : « Qu'es-tu sensée dire pour me saluer? »... « Répond ! » Pas un mot ne sort de ma bouche. « Mais qu'est-ce que tu fais ? Dis-lui » me crie une petite voix dans ma tête. Mais rien à faire, c'est trop dur. Il faut qu'il me laisse du temps. Ce n'est pas dans ses intentions. « Ne me cherche pas... » Je recule doucement. Il me retient par le col : « Alors ? » Enfin ça sort : « Je vous baise les mains, maître. Bonjour. »


A quoi il répond : « Enfin ! Ne me fais plus attendre parce que ça va aller mal. J'ordonne et tu obéïs. J'espère que c'est clair. Tu as compris ? » Dans un souffle je dis : « Oui. » Une gifle tombe. J'ai un regard noir qu'il ne remarque pas : « Oui maître. » Il se radoucit un instant : Voilà qui est mieux... » et reprend aussitôt : « Comment se fait-il que tu ne m'aies pas accueilli comme il se doit ? ». Sans réfléchir je dis : « Mais rien n'était précisé... ». Je prends une autre gifle : « Maître ! Maître ! Tu dis maître ! Et ne répond pas. » Je reprends dans un geste de recul : « Maître. Oui maître. Rien n'était précisé Maître. » Il semble furieux. « Je vous demande pardon Maître. » - Je sens que ça va aller mal ! - Je vous prie de bien vouloir me pardonner Maître. Je me rapetisse sur moi-même. - A genoux ! - Maître... Je vous en prie. Regard dur. Je cède aussitôt. M'agenouille. Je prends ses mains pour les baiser. Il me les retire : « Mes pieds, baise mes pieds maintenant ! » - Maître, je vous en prie... J'ai toujours mes mains attachées dans le dos. Je fais ce qu'il m'ordonne.


Je suis sûre que mon entre-jambes est trempée.


Je me retrouve ainsi, tête au sol, avec pour instruction de ne pas bouger. Mon maître glisse mon pantalon, tout en emportant mon sous-vêtement jusqu'aux chevilles. M'allongeant au passage. De son pied chaussé il écarte mes cuisses, appuie contre mon sexe, le « masturbe », écrase mon fessier.

Puis il s'éloigne. Je n'ose faire un geste. J'attends. Il revient. Passe un collier autour de mon cou. Le relie à une laisse. M'abandonne. Je n'ose me risquer à me déplacer. Le temps passe et je reste là. J'entends ses pas...


Et puis... des voix s'approchent. Un homme et une femme que je ne connais pas, en plus de mon maître. Ils sont près de moi maintenant. Quelqu'un attrape la laisse brusquement pour me redresser : « Debout chienne ! »... Oh non !...




Par XXX - Publié dans : domination masculine - Communauté : Soumission et appartenance
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 17:55



 

 



Ainsi donc je suis folle ? Mauvaise excuse ! C'est trop facile de s'en remettre à ça. Pourtant...


Le ciel est-il rouge sang ? Mes larmes se perdent et je m'égarre. A tourner en rond et en carré je ne sais plus ma propre géomètrie.


Envie de toi, de lui, d'elle. Désir d'éternité, d'amour ; mais tout est si laid. Je ne vaux donc pas mieux que le commun des mortels. Quelle grande nouvelle !


Viens donc ici Lucie et laisse toi faire. Ou bien plutôt, non, résiste. J'aime te forcer. Et là où règnent les mots je suis toute puissante. Rien ne peut me résister et surtout pas toi. Ni lui. Ni elle. Ni personne... Sauf Malkoff, peut-être. J'aime tellement être à ses pieds.


Serait-il Dieu et moi succube ? Si seulement mon désir pouvait le tourmenter. Ainsi donc, en m'offrant à lui, il m'appartiendrait. Je serais le poison ultime. Cela me va bien !


Viens donc ici Lucie. Regarde-moi dans les yeux. Tu es belle. Envie de t'embrasser. Glisser ma main sur ta peau. Déshabille-toi. Je t'offrirais bien à lui, s'il était là. Nul doute qu'il ne résisterait. Vous regarderais-je ? Que ferais-je donc de ma si encombrante jalousie ? Et si j'étais toi, aussi ? Je suis tellement douée pour me faire du mal.


Pourquoi ne recules-tu pas ? Pourquoi te laisses-tu faire ? Pourquoi ne pleures-tu pas ? Es-tu encore vivante au moins ? Où es passé ton regard ? Il est si vide ! Comment puis-je encore te malmener si tu ne réagis plus ? Mais défend-toi ! Rien. Je suis déçue.


J'arrache tes vêtements, comme à une morte. Je goûte tes seins. Ta peau est si froide. Je te pousse. Tu tombes. Au sol. Tu rampes. Reptile, tu es. Reptile, je suis. Je vais te dévorer.


Tu es à plat ventre sur le lit, en travers de sa longueur. J'attrape tes bras, les lie chacun à un montant opposé. Tu ne ne défends pas. Tes hanches posées tout au bord, je me saisis cette fois de tes chevilles. Les accroche chacune à un pied de lit. Te voici écartelée. Probablement assez douloureusement. Tu ne vas pas tarder à le sentir. Tu ne réagis toujours pas.


Je me recules d'un pas. Je t'observe. Ta croupe en évidence. Désir. Je m'approche. De ma bouche je te goûte. De ma langue fourchue je m'insinue. Je pénètre ton sexe. Finement, profondément, souplement. Serpent de feu à deux tête. Je te brule. Et tu aimes. De la même manière, ma seconde liaison se glisse dans ton anus, parcours le long du tunnel, au plus profond. Asticot, je gesticule en toi. Fouillant tes replis, n'ommettant pas la moindre parcelle de tes parois intérieures. Longtemps. Longtemps. Longtemps. Je peux deviner l'inflammation de tes secrètes intimités. Celles que personne ne peut atteindre, normalement. Qu'attends-tu pour râler de douleur ? Pourquoi ne m'offres-tu pas ce plaisir ?


A un moment, je m'immobilise. Mes têtes se gonflent. Grossissent. Encore et encore. C'est terminé. D'un seul coup, brutalement, je me rétracte. Faisant en une fraction de seconde le chemin inverse de celui qu'il m'a fallu pour te pénétrer. Arrachant tes entrailles sans ménagement. Et obtenant, enfin, un cri. Ou bien, serait-ce plutôt un hurlement ? Tu ne l'as pas poussé. Il est sorti de ta poitrine et de ta gorge, sans que tu le désires ou le décides. Il est simplement né du silence et l'a perforé de sa fulgurance. Et pas un mot, pas un gémissement, pas une plainte ne l'accompagne. L'air tremble.


Tu saignes. Je lèche cette douceur au goût de métal. J'ai faim. Je te mords. Tu sembles te débattres. Ton corps bouge sous mes dents. Serais-tu encore un peu en vie ? C'est bon de te sentir là.



Par XXX - Publié dans : divers - Communauté : Maîtresse et Slave 24/24 et7/7
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